Le tour du monde

Publié le par Émilie

Au retour de la maternité, les mamans françaises ont de quoi se sentir submergées… Entre les couches à changer, les biberons à préparer ou le sein à donner et les nuits agitées, les premiers jours ne sont pas faciles à gérer… Mais, pour les jeunes mères chinoises, le retour à la maison ne rime pas forcément avec marathon. Direction l’Asie de l’Est.

La tradition chinoise veut que les mamans se reposent totalement après leur accouchement : un rituel de plus de 2 000 ans, appelé Zuo yue zi, qui signifie littéralement « s’asseoir un mois ». Pour récupérer en douceur, les jeunes mères cessent ainsi, pendant 30 jours, toute activité susceptible de les fatiguer ou de les rendre malades. Pour éviter d’attraper froid, finies les sorties en extérieur, les fenêtres ouvertes et même les douches : les mamans ont pour seul devoir de rester au lit et d’allaiter leur tout-petit. Pour le reste, les grands-parents prennent le relai, en s’occupant des tâches quotidiennes et de bébé. Et il est impensable de remettre en cause leur autorité, car les aînés se doivent de transmettre à leur descendance leurs connaissances en matière de parentalité.

Mais, aujourd’hui, les Chinoises donnent naissance à leur premier enfant plus tardivement. De fait, leurs parents sont aussi plus âgés et moins aptes à les aider. Résultat ? Des centres de soins luxueux fleurissent dans tout le pays et accueillent des jeunes mamans qui souhaitent passer ce « mois d’or » bien entourées… pour la modique somme de 9 400 euros ! Un marché juteux, pour une tradition pourtant remise en cause par les médecins, qui soulignent le manque d’hygiène de certains rituels et les risques de dépression post-partum provoqués par l’isolement. Toutefois, la maternité en Chine trouve petit à petit un équilibre entre tradition et modernité. Certaines femmes dérogent, par exemple, à la règle de ne pas se laver. Néanmoins, la convalescence post-partum perdure. Elle est également pratiquée au Mexique, où les mamans prennent le temps de recharger leurs batteries avant de se consacrer à bébé. N’aurions-nous pas intérêt à ralentir, nous aussi ?

Article réalisé par Marie Greco

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